Êtes-vous à risque? Ce que mon site web a révélé sur mon entourage
On était à deux heures de partir pour le temps des Fêtes.
Les valises étaient prêtes. La liste de dernière minute était presque cochée au complet. Et puis j'ai regardé mon téléphone.
Le site web était mort.
Pas ralenti. Pas un peu bizarre. Mort. En pleine période où chaque heure hors ligne, c'est des ventes qui ne rentreront jamais, des visiteurs qui arrivent et qui repartent, un mois de décembre qui peut vite se transformer en trou dans le chiffre d'affaires.
J'avais deux options.
La première : appeler une ligne de support générique, ouvrir un billet, expliquer le problème à quelqu'un qui ne connaît ni mon site, ni ma configuration, ni mes urgences, et espérer une réponse avant janvier.
La deuxième : appeler quelqu'un que je connais.
J'ai choisi la deuxième. Pas parce que j'avais un plan. Parce que cette personne existait dans ma vie bien avant que j'en aie besoin.
Il partait en vacances lui aussi. Il me l'a dit franchement. Mais il a ajouté qu'il allait regarder ce qu'il pouvait faire.
En quelques minutes, il avait trouvé le bug. Une réparation temporaire, assez solide pour tenir tout le temps des Fêtes, le temps qu'il revienne en janvier régler la cause profonde comme il faut.
Mon site a survécu à décembre parce que j'avais la bonne personne à un appel de distance.
Pas une ligne 1-800. Une personne.
Le deuxième niveau du Cercle d'Influence
Dans mon dernier article, je parlais du Cercle d'Influence comme des gens qui influencent vos décisions. Ceux que vous appelez pour réfléchir, pour être contredit, pour voir un angle mort.
Cette histoire-là, c'est différent.
Ce n'est pas quelqu'un qui m'aide à réfléchir. C'est quelqu'un qui peut agir, immédiatement, quand quelque chose casse.
Et c'est là qu'on touche à un deuxième niveau, plus opérationnel, plus silencieux, mais tout aussi déterminant pour la survie d'une entreprise : est-ce que vous avez les bonnes personnes et les bonnes organisations autour de vous, dans chacun des domaines qui font tourner votre entreprise?
Marketing. Site web. Technologies. Comptabilité. Légal. Sécurité et assurances. Gestion de la paie. Production. Logistique. Relation client. Recrutement et formation.
Onze domaines. Onze zones où, si le mur cède, vous vous retrouvez à improviser en pleine crise.
La question n'est pas: avez-vous engagé une entreprise dans chacun de ces domaines? Ce serait réduire ça à une simple liste de fournisseurs, et ce n'est pas ce dont je parle.
La vraie question, c'est celle-ci.
Si ce domaine-là craque demain matin, est-ce que je connais quelqu'un que je peux appeler? Quelqu'un qui va me répondre parce qu'il me connaît, pas parce que j'ai payé pour un forfait de support?
Faites le test, domaine par domaine
Marketing et présence web. Si votre site tombe, si une campagne dérape, si vos réseaux sociaux ont un problème, qui appelez-vous?
Technologies de l'information. Si un système plante, si vous vous faites pirater, si un logiciel critique arrête de fonctionner, qui répond?
Comptabilité et fiscalité. Si Revenu Québec cogne à votre porte, si un chiffre ne balance pas, qui peut vous éclairer avant que ça devienne un problème?
Légal. Si un contrat est mal rédigé, si un employé vous menace de poursuites, si un partenariat tourne mal, avez-vous quelqu'un qui connaît déjà votre dossier?
Sécurité et assurances. Si un accident survient, si une réclamation doit être faite, est-ce clair pour vous ce qui est couvert et ce qui ne l'est pas?
Gestion de la paie. Si votre système de paie a un pépin la semaine où vos employés doivent être payés, qui intervient?
Recrutement et formation. Si vous perdez une personne clé demain, avez-vous un filet, ou vous repartez de zéro?
Pour chacun de ces domaines, la vraie question n'est pas: est-ce que j'ai une entreprise sous contrat?
C'est: est-ce que j'ai une personne qui va décrocher, même un 23 décembre?
Ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de relations
On pourrait croire que la solution, c'est de payer pour tout. Des contrats de service partout, des ententes de support premium, des lignes prioritaires.
Ça aide. Mais ce n'est pas ce qui a sauvé mon site web pendant les Fêtes.
Ce qui l'a sauvé, c'est une relation construite avant que j'en aie besoin. Une personne qui a répondu parce qu'elle me connaît, pas parce qu'un contrat l'y obligeait.
Les meilleures ressources autour d'un entrepreneur ne sont pas toujours les plus chères ou les plus formelles. Ce sont souvent les plus proches, dans le sens où elles répondent quand ça compte vraiment.
C'est exactement le même principe que le Cercle d'Influence. Sauf qu'ici, ce n'est pas la qualité du conseil qui est en jeu. C'est la rapidité de la réponse, un jour où vous n'avez pas le luxe d'attendre.
L'exercice
Prenez les onze domaines plus haut.
Pour chacun, écrivez un nom. Pas une entreprise. Un nom.
Si vous avez un nom pour chaque domaine, vous êtes probablement moins à risque que la majorité des entrepreneurs.
Si plusieurs cases restent vides, vous venez de trouver exactement où investir votre prochaine conversation, votre prochain café, votre prochaine présentation.
Parce que le jour où ça casse, ce n'est jamais le bon moment pour commencer à bâtir cette relation-là.
Le bon moment, c'était avant. DC
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Une idée utile prend de la valeur lorsqu’elle circule. Transmettez-la à votre réseau.
Qui mérite réellement une place dans votre Cercle d'Influence?
Il y a quelques années, j'étais sur le point d'embaucher quelqu'un pour un poste clé dans mon organisation.
Sur papier, c'était parfait. Le bon parcours. Les bonnes réponses en entrevue. La bonne énergie.
J'en ai parlé à quelqu'un de mon entourage. Une personne que je consulte rarement pour ce genre de décision, mais qui a un don pour lire entre les lignes.
Sa réponse a été directe.
Je pense que tu fais une erreur.
Je n'ai pas aimé l'entendre. J'avais déjà pris ma décision dans ma tête. J'étais pressé de combler le poste, et cette personne cochait toutes les cases logiques.
Je l'ai embauchée quand même.
Six mois plus tard, je gérais les dégâts. Pas parce que la personne était incompétente. Parce qu'elle n'était pas la bonne personne, pour ce rôle, dans ce contexte, à ce moment-là. Et quelqu'un l'avait vu venir avant moi, sans avoir accès à la moitié des informations que j'avais.
Ce jour-là, j'ai compris quelque chose sur mon Cercle d'Influence.
Ce n'était pas la personne qui avait raison qui comptait. C'était le fait que j'avais quelqu'un, autour de moi, capable de me dire une vérité inconfortable. Et que je ne l'avais pas écoutée.
Nous avons tous beaucoup plus de contacts que de véritables relations.
Des centaines de noms dans notre téléphone. Des centaines, parfois des milliers de connexions sur LinkedIn. Des anciens collègues, des clients, des fournisseurs, des partenaires, des amis, des connaissances.
Mais parmi toutes ces personnes, combien exercent réellement une influence sur nos décisions?
Probablement beaucoup moins qu'on le pense.
C'est précisément là que commence le Cercle d'Influence.
L'influence ne dépend pas de la proximité
Une erreur fréquente consiste à croire que les personnes les plus proches de nous sont automatiquement celles qui devraient avoir le plus d'influence sur nos décisions.
Ce n'est pas nécessairement vrai.
La personne qui m'a averti n'était pas mon associé, ni mon meilleur ami. C'était quelqu'un que je vois quelques fois par année, tout au plus. Mais elle avait une perspective que personne d'autre autour de moi n'avait à ce moment-là.
Une personne peut être extrêmement importante dans notre vie personnelle et pourtant ne pas être la meilleure personne pour nous conseiller sur notre entreprise. À l'inverse, quelqu'un que nous rencontrons rarement peut posséder une expérience capable de transformer complètement notre manière de voir une situation.
La proximité émotionnelle et la pertinence d'un conseil sont deux choses différentes.
Et apprendre à faire cette distinction peut changer beaucoup de choses.
Faites l'inventaire des personnes qui influencent réellement vos décisions
Posez-vous une question simple.
Lorsque j'ai une décision importante à prendre, qui est-ce que j'appelle?
Une décision financière. Un problème avec un employé. Une négociation difficile. Une opportunité d'affaires. Une décision juridique. Un investissement. Un changement de direction. Un moment de doute.
Écrivez les noms.
Pas les personnes que vous aimeriez appeler. Les personnes que vous appelez réellement.
Avant cette embauche ratée, la personne qui m'avait averti n'était pas sur ma liste. Pas parce qu'elle n'avait rien à offrir. Parce que je ne pensais pas à elle dans ce genre de moment.
Elle y est maintenant.
Vous découvrirez probablement quelque chose d'intéressant : votre véritable Cercle d'Influence est beaucoup plus petit que votre réseau. Pour plusieurs personnes, il se limite à une vingtaine de noms. Parfois moins.
Toutes les influences ne sont pas positives
La deuxième question est plus difficile.
Pour chacune de ces personnes, demandez-vous : cette personne augmente-t-elle ou réduit-elle ma capacité à prendre de bonnes décisions?
Certaines personnes nous apportent de la clarté. Elles posent les bonnes questions. Elles nous font réfléchir. Elles nous permettent de voir des angles que nous n'avions pas considérés. Elles ne cherchent pas nécessairement à nous dire quoi faire. Elles nous aident à mieux comprendre la situation.
Ce sont des influences positives.
D'autres personnes, volontairement ou non, produisent l'effet inverse. Elles projettent leurs propres peurs. Elles amplifient les risques. Elles ramènent systématiquement les idées vers les raisons pour lesquelles elles pourraient échouer.
Dans mon cas, plusieurs personnes autour de moi m'ont dit que le candidat semblait excellent. Elles n'avaient pas tort sur le plan des compétences. Mais aucune d'elles n'avait posé la question que la bonne personne, elle, a posée : est-ce que cette personne va bien fonctionner avec vous, dans votre réalité, pas juste sur papier?
Ce sont des influences qu'il faut apprendre à reconnaître.
Il existe aussi des preneurs
Dans un réseau, certaines personnes donnent naturellement. Elles transmettent une information. Elles font une introduction. Elles partagent une expérience. Elles prennent quelques minutes pour aider, souvent sans calculer ce qu'elles recevront en retour.
À l'autre extrême, certaines relations fonctionnent presque toujours dans une seule direction. Elles appellent lorsqu'elles ont besoin de quelque chose. Mais lorsque les rôles sont inversés, elles deviennent soudainement beaucoup moins disponibles.
Le problème n'est pas d'aider. Un réseau fonctionne précisément parce que les gens s'entraident.
Le problème apparaît lorsqu'une relation devient continuellement déséquilibrée.
Votre Cercle d'Influence doit être multidisciplinaire
Un autre danger consiste à être entouré exclusivement de personnes qui nous ressemblent.
Des entrepreneurs entourés uniquement d'entrepreneurs. Des vendeurs entourés uniquement de vendeurs. Des professionnels d'un même secteur qui partagent les mêmes références, les mêmes réflexes, et parfois les mêmes angles morts.
Quand j'ai regardé qui j'avais consulté avant cette embauche, j'ai réalisé un détail révélateur : presque tout le monde autour de moi ce jour-là évaluait la même chose. Les compétences. Le parcours. Le CV.
Personne, sauf une personne, ne regardait la relation elle-même.
Un Cercle d'Influence puissant devrait réunir différentes formes d'intelligence. Quelqu'un qui comprend les finances. Quelqu'un qui comprend l'humain. Quelqu'un qui comprend la stratégie. Quelqu'un qui comprend le juridique. Quelqu'un qui comprend les opérations. Quelqu'un capable de développer des affaires. Quelqu'un qui n'a absolument pas la même façon de penser que vous.
Parce que le rôle de votre entourage n'est pas de confirmer ce que vous pensez déjà. Il devrait vous permettre de voir ce que vous ne voyez pas.
C'est d'ailleurs une zone à risque plus large que je vais explorer dans un prochain article. La plupart des entrepreneurs découvrent, quand vient le moment d'un audit honnête de leur Cercle, qu'il leur manque au moins trois ou quatre domaines d'expertise complets. Pas des connaissances. Des personnes qu'ils appelleraient vraiment.
Les meilleures personnes ne sont pas toujours celles qui vous donnent raison
Il existe une différence importante entre le soutien et l'approbation.
Une personne peut profondément vous soutenir tout en vous disant : je pense que tu fais une erreur.
C'est parfois exactement la personne dont vous avez besoin autour de vous.
Un Cercle d'Influence composé uniquement de personnes qui acquiescent devient rapidement une chambre d'écho. On finit par entendre constamment nos propres idées revenir vers nous.
Or les décisions importantes nécessitent parfois de la friction intellectuelle. Quelqu'un doit pouvoir poser la question que personne ne veut poser. Quelqu'un doit pouvoir vous contredire.
Et surtout, vous devez être suffisamment en confiance pour l'écouter.
Ça, c'est la partie que j'ai ratée. Pas l'écoute du conseil. La confiance de le suivre.
Votre cercle doit évoluer
Les personnes dont vous aviez besoin il y a dix ans ne sont pas nécessairement celles dont vous avez besoin aujourd'hui.
Votre entreprise évolue. Vos responsabilités changent. Vos ambitions changent. Vos défis deviennent différents.
Votre Cercle d'Influence devrait donc évoluer lui aussi.
Cela ne signifie pas abandonner des relations. Cela signifie simplement reconnaître que l'influence que nous accordons aux différentes personnes autour de nous doit parfois changer.
Faites l'exercice
Prenez une feuille. Écrivez entre 15 et 25 noms. Les personnes qui influencent réellement vos décisions aujourd'hui.
Puis, à côté de chaque nom, posez-vous trois questions.
Qu'est-ce que cette personne m'apporte?
Dans quel domaine son opinion est-elle réellement pertinente?
Son influence me fait-elle avancer, réfléchir ou reculer?
Et finalement : qui manque dans mon Cercle d'Influence?
Cette dernière question est probablement la plus importante.
Moi, la prochaine fois, je sais qui je vais appeler en premier.
Parce que le véritable objectif du réseautage n'est peut-être pas de connaître toujours plus de monde. C'est peut-être simplement d'avoir les bonnes personnes autour de soi lorsque vient le moment de prendre les décisions qui comptent vraiment. DC
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Une idée utile prend de la valeur lorsqu’elle circule. Transmettez-la à votre réseau.
Le plus difficile en réseautage n’est pas toujours de trouver les bonnes personnes. C’est d’oser aller vers quelqu’un que l’on ne connaît pas.
Imaginez la scène. Vous entrez dans une salle remplie d’entrepreneurs. Les conversations sont déjà commencées. Des groupes se sont formés. Certaines personnes rient ensemble, d’autres tiennent leur verre en observant la salle, et quelques-unes demeurent seules près d’un mur ou d’une table.
Vous êtes pourtant venu pour rencontrer de nouvelles personnes. Mais presque immédiatement, votre regard cherche un visage connu.
Ce réflexe est profondément humain. Entrer seul dans une salle peut être intimidant. Dans la vie courante, nous ne sommes pas habitués à interrompre un groupe d’inconnus pour nous présenter. Le simple fait que l’événement porte l’étiquette « réseautage » ne fait pas disparaître cet inconfort.
Nous savons pourquoi nous sommes dans la salle, mais notre premier réflexe demeure souvent de retourner vers les personnes que nous connaissons déjà.
Une salle pleine peut demeurer complètement immobile
J’ai participé à beaucoup d’événements de réseautage au fil des années. Certains réunissaient énormément de monde. Sur papier, tous les ingrédients semblaient présents pour créer des occasions.
Pourtant, le nombre de participants ne produisait pas nécessairement de meilleurs résultats.
Je voyais toujours certains signes revenir. Les personnes qui se connaissaient demeuraient ensemble. D’autres restaient isolées. Plusieurs participants ne savaient pas comment s’approcher d’un groupe dont la conversation avait déjà commencé. Et lorsqu’on tentait de le faire, on pouvait avoir l’impression de déranger plutôt que d’être accueilli.
La salle était pleine, mais elle ne bougeait pas.
Les mêmes personnes continuaient de parler entre elles. Ceux qui auraient eu le plus besoin d’être accompagnés pour créer un premier contact restaient souvent en périphérie. Il y avait beaucoup de présence, mais peu de circulation réelle.
Le lieu fait aussi partie de la conversation
Nous sous-estimons également l’influence de l’environnement. Plusieurs 5 à 7 sont organisés dans des restaurants ou des resto-bars très animés. La musique est forte, les conversations se superposent et chaque échange exige un effort supplémentaire.
Plus récemment, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnes venues de Chine. Leur anglais n’était pas leur langue maternelle. Le mien non plus : je suis Canadien français. Nous avions donc besoin d’écoute et d’attention pour bien nous comprendre.
Ajoutez à cela une musique dominante et le bruit de dizaines de conversations, et une rencontre qui aurait pu être riche devient inutilement difficile. L’environnement censé favoriser les échanges finit parfois par leur nuire.
La qualité d’un événement ne dépend donc pas seulement des personnes invitées. Elle dépend aussi de l’espace, du niveau sonore, de l’accueil et de la manière dont les participants sont amenés à entrer en relation.
Le déclic de l’organisateur
Comme organisateur, j’ai dû accepter une réalité importante : attirer beaucoup de personnes ne suffisait pas.
Je pouvais regarder une salle remplie et ressentir une certaine satisfaction. Mais si les participants demeuraient dans leur coin, s’ils repartaient avec les mêmes relations qu’à leur arrivée et s’ils n’avaient pas découvert les besoins ou les expertises présents autour d’eux, l’événement n’avait pas produit tout son potentiel.
Le véritable problème n’était pas un manque d’intérêt. Les gens avaient réellement besoin de connecter. Ils ne savaient simplement pas toujours comment franchir naturellement la distance qui les séparait.
C’est cette observation qui a contribué à la création du Jeu du Réseautage™. Je voulais mettre en place une structure qui réduise l’inconfort, crée du mouvement et donne aux participants une raison naturelle d’aller vers des personnes qu’ils n’auraient probablement jamais abordées seuls.
Le soir où la méthode s’est confirmée
Lors de nos événements du Jeu du Réseautage™, nous réunissions environ 60 personnes. Certaines se connaissaient déjà. Plusieurs autres venaient de l’extérieur et entraient dans le groupe pour la première fois.
La différence ne venait pas seulement du nombre de participants. Elle venait de la façon dont nous les faisions circuler et communiquer.
Les échanges étaient dirigés selon les besoins des personnes, la réalité de leur entreprise et les possibilités de référencement naturel. Les participants n’étaient pas simplement invités à « aller parler à quelqu’un ». Ils recevaient un cadre, des questions et une direction qui facilitaient la rencontre.
Au fil de l’activité, les communications évoluaient. Les premières réponses, parfois prudentes ou superficielles, faisaient place à des conversations plus précises. Les participants devenaient meilleurs pour poser des questions, expliquer leur réalité et reconnaître les complémentarités.
Puis venait 19 h, l’heure prévue de la fin.
Et presque personne ne partait.
À vue d’œil, la grande majorité des participants demeuraient sur place. Plusieurs commandaient un repas et poursuivaient la conversation avec la personne rencontrée lors de leur dernier échange.
Ce moment m’a rendu fier, bien sûr. Mais il m’a surtout donné quelque chose de plus important : la confirmation que la méthode fonctionnait.
Lorsque les gens reçoivent le bon cadre, ils ne cherchent plus seulement à distribuer des cartes professionnelles. Ils commencent réellement à connecter.
Le réseautage peut s’apprendre
Cette expérience m’a confirmé que le réseautage n’est pas nécessairement inné. Certaines personnes sont naturellement à l’aise, mais beaucoup ont besoin d’être guidées pour dépasser leur inconfort, améliorer leurs questions et comprendre vers qui se diriger.
Une bonne structure ne remplace pas la spontanéité. Elle crée les conditions qui lui permettent d’apparaître.
Elle aide les participants à faire le tour de la salle en fonction de leurs besoins, de leur entreprise et des recommandations qu’ils peuvent offrir ou recevoir. Elle transforme une série de rencontres laissées au hasard en un réseau de conversations pertinentes.
Le nombre de participants crée le potentiel.
La structure crée le mouvement.
Les bonnes questions créent la profondeur.
La confiance permet ensuite aux relations de continuer.
Une salle pleine ne garantit donc pas un bon réseautage. Mais une salle bien préparée, animée avec intention et conçue pour faciliter de vraies conversations peut devenir le point de départ de relations qui se poursuivront longtemps après l’événement.
La prochaine fois que vous organiserez ou fréquenterez une activité de réseautage, ne demandez pas seulement combien de personnes seront présentes.
Demandez-vous plutôt : qu’est-ce qui aidera ces personnes à dépasser leur inconfort et à créer une connexion qu’elles n’auraient jamais créée seules?
Former les gens à mieux connecter
C’est aujourd’hui l’un des objectifs au cœur de mes formations : aider les entrepreneurs, les dirigeants et les équipes à développer des réflexes de réseautage plus humains, plus structurés et plus efficaces.
Parce qu’un bon réseau ne commence pas par une collection de contacts. Il commence par une conversation que quelqu’un a finalement osé entreprendre.
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Lorsque vous devez prendre une décision importante, avez-vous autour de vous des personnes capables de vous dire ce que vous devez entendre — et pas seulement ce que vous aimeriez entendre?
Un bon conseiller vous aide à voir plus clair. Il ne conduit pas à votre place.
Au fil de ma carrière, j'ai rencontré plusieurs entrepreneurs qui cherchaient la personne capable de leur donner LA réponse : le consultant, le coach ou l'expert qui allait régler leur problème.
Pourtant, le rôle d'un bon conseiller n'est pas de prendre les décisions à la place du dirigeant. Il est là pour apporter une expertise que l'entreprise ne possède pas nécessairement, poser les questions difficiles et offrir un regard extérieur. Lorsqu'on travaille depuis longtemps dans son entreprise, on finit parfois par ne plus voir ce qui semble pourtant évident aux autres.
Mais la décision finale doit toujours appartenir à l'entrepreneur.
C'est aussi l'une des grandes forces du réseautage stratégique : nous n'avons pas besoin de tout connaître, nous devons savoir reconnaître nos limites et nous entourer des bonnes personnes.
Dans Le Jeu du Réseautage™, l'objectif n'est pas que chaque participant devienne expert dans tous les domaines. Il s'agit de découvrir les expertises présentes autour de nous, de mieux comprendre les besoins des autres, et de savoir vers qui se tourner lorsque vient le moment d'agir. Un réseau devient puissant lorsqu'il nous permet d'accéder à la bonne personne, avec la bonne expertise, au bon moment.
Le conseiller peut éclairer le chemin. Le réseau peut ouvrir certaines portes. Mais l'entrepreneur doit conserver la responsabilité de ses décisions.
Un bon réseau ne pense pas à votre place. Il vous aide à mieux penser.
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J’ai servi pendant près de dix ans dans les Forces armées canadiennes. J’y ai appris la discipline, la préparation, le leadership, l’adaptation et, surtout, l’importance de pouvoir compter sur une équipe.
Ces apprentissages m’ont beaucoup servi dans ma vie d’entrepreneur. Avec le temps, j’ai toutefois compris une distinction essentielle : une entreprise n’est pas une armée, et le marché n’est pas un champ de bataille.
La discipline, oui. La logique de guerre, non.
En affaires, notre objectif ne devrait pas être d’éliminer un adversaire. Un concurrent d’aujourd’hui peut devenir un partenaire, une source de recommandations ou même un collaborateur demain.
Quant au client, il n’est pas un territoire à conquérir. Il est libre de choisir les personnes et les entreprises avec lesquelles il souhaite avancer. Cette liberté nous oblige à mériter sa confiance plutôt qu’à chercher à gagner une bataille.
En réseautage, la confiance est la véritable stratégie
Lorsqu’on entre dans une salle en se demandant uniquement ce qu’on peut obtenir des autres, les relations deviennent rapidement transactionnelles. Mais lorsqu’on prend le temps d’écouter, de comprendre les besoins, de connecter les bonnes personnes et de créer de la valeur, les possibilités se multiplient.
C’est l’une des convictions au cœur du Jeu du Réseautage™ : un réseau ne devrait pas être une simple collection de cartes professionnelles. Il devrait devenir un véritable écosystème humain dans lequel les relations, les recommandations et les collaborations peuvent circuler.
La véritable stratégie n’est donc pas de trouver comment avancer contre les autres. C’est de leur donner de bonnes raisons d’avancer avec nous.
Un réseau ne se conquiert pas. Il se construit.
Et vous, considérez-vous vos concurrents comme des adversaires ou comme de futurs alliés?
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Tu l’as sûrement déjà vécu… Quelqu’un entre dans la pièce — et sans dire un mot, l’énergie change. Tout le monde devient plus détendu… ou au contraire, plus tendu. C’est ce que la chercheuse Sigal Barsade (Yale, 2002) appelait la contagion émotionnelle. Nos émotions se propagent inconsciemment, et elles influencent la motivation, la cohésion et la performance d’un groupe. 🔥 Alors dis-moi : 👉 As-tu déjà senti l’ambiance d’une équipe changer à cause d’une seule personne ? 👉 Tu te reconnais plutôt dans celui/celle qui élève l’énergie du groupe… ou qui la subit ? 👉 Et selon toi, qu’est-ce qui aide le plus à maintenir une bonne énergie collective ? Partage ton ressenti 👇 Ton expérience peut inspirer d’autres leaders ici.