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WE Podcast : des conversations humaines qui méritent d’être partagées

WE Podcast : des conversations humaines qui méritent d’être partagées

Chaque personne a une histoire, un parcours et des expériences qui peuvent nous amener à voir les choses autrement.

C’est dans cet esprit que s’inscrit WE Podcast, un espace de rencontres et d’échanges où l’on prend le temps de découvrir les gens derrière leur parcours professionnel.

Au fil des épisodes, nous abordons différents sujets liés à l’entrepreneuriat, aux relations humaines, aux défis professionnels et aux expériences de vie. L’objectif est simple : favoriser des conversations authentiques, partager des réflexions et permettre à chacun d’en retirer quelque chose.

Une rencontre avec Daniel Beaulé

🎬 Dans le court extrait vidéo ci-dessous, découvrez un aperçu de notre conversation avec Daniel Beaulé.

Une occasion d’aborder des questions qui nous concernent tous, particulièrement dans le monde des affaires, où les défis ne sont pas uniquement professionnels, mais aussi profondément humains.

Je vous invite à découvrir cette entrevue dans son intégralité, ainsi que les autres épisodes de WE Podcast, sur notre chaîne YouTube.

Et si la prochaine conversation était avec vous?

Le réseautage ne se limite pas à échanger des cartes professionnelles ou à développer des occasions d’affaires. Il permet aussi de découvrir des personnes, de mieux comprendre leurs expériences et de créer des liens durables.

C’est également ce que nous souhaitons encourager à travers WE Podcast.

Vous avez un parcours particulier, une expérience enrichissante, une réflexion ou un sujet qui pourrait intéresser notre communauté?

La porte est ouverte à de nouvelles conversations.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une histoire extraordinaire pour avoir quelque chose d’intéressant à partager. Parfois, ce sont les expériences les plus simples et les échanges les plus spontanés qui nous apportent les plus belles réflexions.

Si l’idée de participer à une prochaine entrevue vous intéresse, je vous invite à communiquer avec moi. Ce sera un plaisir d’en discuter.

🎙️ Découvrez WE Podcast sur YouTube et prenez le temps d’écouter des conversations qui nous rapprochent.

Parce qu’au-delà des affaires, ce sont les relations humaines qui donnent tout leur sens à nos rencontres.

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Danny Couturier
Fondateur-président
World Entrepreneur Networking Club

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WENetworking : vos rencontres continuent bien après nos événements!

🎉 Bonne nouvelle pour toute la communauté WENetworking!

Vous avez participé à l'une de nos rencontres comme visiteur ou vous faites déjà partie de nos partenaires?

Vous avez maintenant votre place dans notre communauté du Jeu du Réseautage! 🚀

Chez WENetworking, nous croyons qu'une rencontre ne devrait jamais se terminer simplement parce qu'un événement prend fin. Chaque personne rencontrée représente une occasion de créer des liens, de développer des collaborations et de faire grandir son réseau professionnel.

C'est pourquoi nous avons mis en place un espace qui permet à notre communauté de rester connectée, même entre deux événements.

🤝 Retrouvez les personnes que vous avez rencontrées!

Vous avez échangé avec quelqu'un lors d'une de nos soirées, mais vous aimeriez reprendre contact?

Grâce à notre répertoire communautaire, partenaires et visiteurs disposent maintenant d'une fiche publique qui permet de les retrouver facilement.

Les informations accessibles varient selon le type de profil, mais l'objectif demeure le même : faciliter les connexions et encourager les échanges.

👉 Découvrez les profils de notre communauté : Partenaires WE - World Entrepreneurs Networking Club

🎥 Une courte vidéo pour vous guider!

Dans cette vidéo, je vous explique comment naviguer dans notre communauté, retrouver les personnes rencontrées et profiter pleinement des outils mis à votre disposition.

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Le réseautage ne se limite pas aux événements en personne. Notre communauté continue de vivre et de se développer grâce aux échanges, aux recommandations et aux collaborations entre ses membres.

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📍 Notre prochaine rencontre : le 28 octobre à Saint-Bruno!

Une nouvelle occasion de rencontrer des entrepreneurs, de découvrir de nouvelles personnes et de créer des relations authentiques!

Les inscriptions sont ouvertes!

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❤️ Parce qu'au fond, la véritable richesse du réseautage ne se mesure pas au nombre de cartes échangées, mais à la qualité des relations que nous construisons.

Chez WENetworking, les rencontres créent les connexions… et les connexions créent les opportunités! 🃏🤝

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Danny Couturier
Fondateur-président
World Entrepreneur Networking Club

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Et si nous avions oublié comment avancer ensemble?

Et si nous avions oublié comment avancer ensemble?

Il y a quelque chose qui me touche profondément depuis quelque temps.

Et mon voyage au Japon ne fait qu’amplifier cette réflexion.

Pendant des années, dans notre société, on nous a appris à devenir indépendants.

À être forts.
À réussir.
À nous débrouiller seuls.
À bâtir notre carrière.
À devenir « quelqu’un ».

Et je crois profondément à l’autonomie.

Mais je me demande si, à force de vouloir devenir indépendants, nous n’avons pas oublié quelque chose d’encore plus important :

l’interdépendance.

Cette capacité de comprendre que nous avons besoin les uns des autres.

Que notre réussite n’a peut-être pas beaucoup de sens si elle ne contribue jamais à celle des autres.

Que nous ne sommes pas seulement des individus qui avancent côte à côte.

Nous sommes une communauté.

Et ce qui me frappe lorsque j’observe certaines cultures, notamment celle du Japon, c’est cette notion très présente du collectif, de la responsabilité envers les autres, du respect entre les générations et de notre place à l’intérieur d’un ensemble plus grand que nous.

Chez nous, nous sommes devenus extrêmement bons pour célébrer les individus.

Nous mettons des entrepreneurs sur des piédestaux.
Des dirigeants sur des piédestaux.
Des artistes, des athlètes, des personnalités sur des piédestaux.

Mais une société ne se construit pas avec quelques personnes sur des piédestaux.

Elle se construit avec des gens qui se tendent la main.

Avec des personnes qui comprennent que leur influence vient aussi avec une responsabilité.

Et peut-être que le leadership de demain ne sera justement plus seulement une question de réussite personnelle.

Peut-être que le véritable leadership sera de devenir des leaders éclairés.

Des leaders capables de dire : -Oui, je veux réussir

Mais je veux aussi que les autres puissent avancer avec moi. »

C’est une réflexion qui commence tranquillement à prendre beaucoup de place dans ma vie.

Et probablement aussi dans la vision que je souhaite donner, avec le temps, au World Entrepreneur Networking Club. Événements - World Entrepreneurs Networking Club

Créer des ponts entre les entrepreneurs.

Mais peut-être surtout créer des ponts entre les humains.

Passer de l’indépendance… à l’interdépendance.

Parce qu’au bout du compte, la vraie question n’est peut-être pas : Jusqu’où puis-je aller seul?

Mais plutôt : Jusqu’où pouvons-nous aller ensemble? DC

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Danny Couturier
Fondateur-président
World Entrepreneur Networking Club

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Et si le danger, ce n’était pas l’IA… mais nous?

On entend de plus en plus de gens dire que l’intelligence artificielle pourrait, un jour, représenter une menace pour l’humanité.

Certains parlent même d’un risque d’extinction d'ici un décennie.
Mais moi, il y a une autre question qui me préoccupe.

Et si le plus grand danger n’était pas seulement l’intelligence artificielle… mais ce que l’être humain va décider d’en faire?

Parce que l’histoire nous montre quelque chose d’assez troublant.
Chaque fois que l’être humain développe une nouvelle technologie, il finit presque toujours par l’utiliser pour faire la guerre.

Les explosifs ont permis de creuser des mines, des routes et des tunnels. On en a fait des armes.
L’avion a révolutionné le transport. Quelques années après son invention, il était déjà utilisé sur les champs de bataille.
Et l’énergie nucléaire peut produire de l’électricité pour des millions de personnes… mais elle nous a aussi donné la bombe atomique.

Et aujourd’hui, nous avons l’intelligence artificielle.
Sauf que cette fois-ci, tout évolue extrêmement vite.
Et surtout, on ne parle déjà plus du futur.

L’intelligence artificielle est déjà utilisée sur les champs de bataille.
En Ukraine, elle est utilisée avec des drones et différents systèmes militaires. Elle peut analyser des milliers d’images, reconnaître des équipements ennemis, identifier et suivre des cibles, calculer des trajectoires et même guider certains drones dans les dernières étapes d’une interception. Pour l’instant, dans de nombreux systèmes, l’être humain conserve encore la décision d’engager une cible.
Mais jusqu’où allons-nous aller?

Parce que la frontière entre une machine qui aide l’être humain à prendre une décision et une machine capable d’agir de façon autonome devient de plus en plus mince.
Et c’est là que la discussion devient, selon moi, beaucoup plus importante.

Parce que l’intelligence artificielle pourrait être l’un des outils les plus extraordinaires que l’humanité ait jamais créés. Elle peut nous aider à découvrir de nouveaux médicaments, mieux comprendre certaines maladies, améliorer l’éducation, augmenter notre productivité et résoudre des problèmes extrêmement complexes.

Mais exactement comme les grandes technologies qui l’ont précédée, cette même puissance peut aussi être utilisée pour surveiller, manipuler, attaquer… et tuer.

Alors peut-être que nous nous posons la mauvaise question.
On demande : « Est-ce que l’intelligence artificielle pourrait un jour devenir assez puissante pour nous détruire? »
Mais il faudrait peut-être aussi demander : « Est-ce que l’être humain sera assez sage pour ne pas utiliser cette puissance afin de se détruire lui-même? »

Parce que notre technologie évolue à une vitesse phénoménale.
Notre puissance augmente.
Notre capacité de destruction aussi.

Mais est-ce que notre capacité à coopérer évolue à la même vitesse?

Et si le véritable défi de l’intelligence artificielle n’était finalement pas seulement l’intelligence de la machine…
mais la sagesse de l’être humain qui la contrôle?

Ça, je pense que ça mérite qu’on y réfléchisse. DC

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Danny Couturier
Fondateur-président
World Entrepreneur Networking Club

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Votre agenda est-il organisé à l’envers?

Votre agenda est-il organisé à l’envers?

Identifier les relations qui créent de la valeur et celles qui consomment constamment de l'énergie.


Il est 16 h 40 un jeudi. Je suis dans mon char, dans le stationnement d'un café de Brossard. Le moteur est éteint. Je ne pars pas. Je viens de passer deux heures avec un gars que je considérais, depuis six ans, comme un des piliers de mon réseau. Un bon gars. Sincère. Toujours disponible pour un café. Et je suis assis là, les mains sur le volant, avec une seule pensée qui tourne :

Pourquoi je suis vidé?

J'étais arrivé avec une idée. Un projet que je portais depuis des semaines. J'étais allumé. Je ressors avec une liste de raisons pour lesquelles ça ne marchera probablement pas. Aucune n'est fausse. Il ne m'a pas attaqué. Il voulait me protéger. Mais mon idée est morte sur la table entre deux lattés, et je ne l'ai même pas vue partir. Ce jeudi-là, je n'ai pas compris ce qui venait de se passer. Il m'a fallu une feuille de papier pour comprendre.

La feuille

Le lendemain matin, avant d'ouvrir mes courriels, j'ai pris une feuille blanche. J'ai écrit les noms des vingt personnes avec qui je parlais le plus souvent dans une semaine normale. Partenaires. Clients. Amis. Famille. Contacts de réseautage. Puis, à côté de chaque nom, j'ai noté une seule chose. Pas ce que cette personne m'apportait en affaires. Pas ce qu'elle pouvait faire pour moi. Juste ceci : après une conversation avec elle, est-ce que j'ai plus d'énergie ou moins d'énergie qu'avant?

Un plus. Ou un moins.

J'ai fait ça en moins de cinq minutes. Le corps répondait avant la tête. À chaque nom, je savais. Ce qui a pris du temps, c'est de regarder le résultat.

Le résultat

Sur vingt noms, huit avaient un moins. Et ce n'était pas les noms que j'aurais devinés. Le gars du café était là. Évidemment. Mais aussi un partenaire de longue date. Un ami d'université. Un membre de ma famille.

Des gens que je voyais souvent. Des gens que je choisissais de voir souvent. Et de l'autre côté, il y avait des plus que je ne m'attendais pas à trouver. Une femme que je croisais deux fois par année. Un ancien client. Un gars rencontré à un cinq à sept, avec qui je n'avais jamais « fait d'affaires ». Je les négligeais. Parce qu'ils ne demandaient rien. Je me suis levé pour aller me chercher un café, et je suis revenu avec une phrase qui allait devenir la base de tout mon travail sur le Cercle d'Influence :

Mon agenda est organisé à l'envers.

Il n'y a pas deux catégories. Il y en a trois.

Jusque-là, comme tout le monde, je pensais qu'un réseau avait deux sortes de personnes. Les donneurs. Ceux qui partagent, présentent, recommandent, répondent. Les preneurs. Ceux qui demandent, sollicitent, reviennent quand ils ont besoin, et disparaissent quand c'est à leur tour. Mais quand j'ai regardé mes huit moins, j'ai réalisé quelque chose qui m'a dérangé. La plupart n'étaient pas des preneurs. Le gars du café ne m'avait jamais rien demandé. Il ne prenait rien. Il ne voulait rien. Il faisait pire.Il consommait.

Ceux qui épuisent

Un preneur, au moins, est clair. Il vous demande une introduction. Une heure. Un conseil. Vous pouvez dire oui ou non. La transaction est visible. Elle a un début et une fin. Celui qui épuise ne demande rien de précis.

Il ne vous vole pas une ressource. Il vous vole un état. Et vous ne le voyez pas, parce que chaque signe, pris tout seul, a l'air innocent.

Prenons mon gars du café.

Chaque rencontre commençait par une crise. Un client qui l'avait planté. Un associé qui l'avait trahi. Une injustice. Je m'assoyais et je devenais, sans m'en rendre compte, son thérapeute de la semaine. Ses projets ne se fermaient jamais. « On devrait faire quelque chose ensemble. » Je l'ai entendu, je pense, une trentaine de fois. Six ans. Trente cafés. Zéro projet. Mon enthousiasme devenait sa cible. Jamais frontalement. Il ne disait jamais non. Il disait : « Ouais… mais as-tu pensé à…? » Et lentement, par prudence, par expérience, il ramenait chaque idée vers le sol. Et il n'y avait jamais de fin. Un message devenait un appel. L'appel devenait un café. Le café devenait « juste une dernière affaire avant que tu partes ». Je ne décidais plus quand ça finissait. Aucun de ces comportements n'était malveillant. Il était sincère. Je pense qu'il m'aimait bien. Mais je sortais de chaque rencontre plus petit que j'étais rentré. Et un entrepreneur qui se fait vider deux fois par semaine ne prend plus les mêmes décisions qu'un entrepreneur qui se fait remplir.

Le mardi suivant

J'ai voulu vérifier si ma feuille disait vrai. Le mardi suivant, j'ai appelé la femme que je voyais deux fois par année. Celle avec le plus. Je lui ai présenté la même idée que j'avais présentée au café. Elle a écouté. Puis elle a posé trois questions. Pas des objections. Des questions. « C'est quoi la première personne qui va payer pour ça? » « Qu'est-ce qui te fait le plus peur là-dedans? » « Qui, dans ton réseau, a déjà fait quelque chose de proche? » Vingt minutes. Pas de latté. J'ai raccroché avec un plan. Avec deux noms à appeler. Et avec l'idée qui, la semaine d'avant, était morte sur une table. Même idée. Même entrepreneur. Deux conversations. Une m'avait coûté deux heures et mon énergie. L'autre m'avait donné vingt minutes et un plan. C'est là que j'ai compris que le problème n'était pas mon idée.

C'était ma feuille.

Le test qui ne ment pas

Aujourd'hui, dans l'outil du Cercle d'Influence, je ne demande pas aux gens de juger leurs relations. Je leur demande de mesurer une seule chose, sur une échelle à sept niveaux, de Prend ✓✓✓ jusqu'à Donne ✓✓✓.

Pas « est-ce une bonne personne? » Pas « est-ce un contact utile? » Simplement : quand je ferme la porte après cette personne, où est mon niveau d'énergie? Et je vois, chaque fois, la même chose que j'ai vécue ce vendredi matin. La réponse sort en deux secondes. L'acceptation prend des semaines. Parce que les noms qui tombent du côté « Prend » ne sont pas des étrangers. Ce sont des partenaires de dix ans. De la famille. Des amis. Des gens envers qui on se sent redevable. Et les noms qui tombent du côté « Donne » sont souvent des personnes qu'on n'a pas rappelées depuis des mois.

La friction, c'est de l'information

Je n'ai pas coupé le gars du café. Je ne crois pas qu'il faille couper tout le monde qui nous fatigue. Je crois qu'il faut arrêter de faire semblant que ça ne nous fatigue pas. La friction que vous ressentez avec quelqu'un n'est pas un défaut de votre part. C'est un signal. Elle vous dit que quelque chose est déséquilibré, et que ce déséquilibre a un prix que vous payez sans le voir. Une fois que le signal est nommé, vous avez des options que vous n'aviez pas avant. Avec un preneur, vous pouvez rétablir l'équilibre. Demander en retour. Voir ce qui arrive. Un vrai preneur se révèle en une semaine quand les rôles s'inversent.

Avec quelqu'un qui épuise, vous pouvez changer le format. C'est ce que j'ai fait. Plus de cafés de deux heures. Une marche de trente minutes, une fois par saison. En groupe plutôt qu'en tête-à-tête. La relation est encore là. Le contenant a changé. Et avec un donneur, vous pouvez enfin faire ce que la plupart des gens oublient : lui donner en retour, et le rapprocher du centre du cercle. La femme aux trois questions? Elle est aujourd'hui une des cinq personnes que j'appelle avant toute décision importante C'est ça, transformer la friction en fuel. Pas éliminer la friction. L'utiliser pour redistribuer votre énergie là où elle produit quelque chose.

Ce que je vois chaque fois

Depuis, j'ai fait cet exercice avec des dizaines d'entrepreneurs. Ce ne sont jamais les preneurs qui les surprennent. Ils les connaissaient déjà, au fond. Ce qui les surprend, c'est toujours la même paire de découvertes. D'abord, le nombre de personnes qui épuisent. Elles occupent une part disproportionnée de l'agenda, parce qu'elles sont les plus insistantes, les plus présentes, les plus « urgentes ». Ensuite, le nombre de donneurs qu'ils ont laissé glisser vers la périphérie. Des personnes de grande valeur, jamais relancées, parce qu'elles ne demandaient rien. Autrement dit, ils découvrent tous la même chose que moi dans mon stationnement de Brossard. L'agenda est organisé à l'envers. Il donne le plus de temps à ceux qui en consomment le plus, et le moins de temps à ceux qui en créent.

Votre feuille

Vous n'avez pas besoin de l'outil complet pour commencer. Vous avez besoin d'une feuille. Prenez les dix dernières personnes avec qui vous avez eu une vraie conversation. Pas un courriel. Une conversation.

Pour chacune, une seule question : après, est-ce que j'avais plus ou moins d'énergie? Un plus. Un moins. Ne justifiez pas. Ne nuancez pas. Laissez le corps répondre. Puis ouvrez votre agenda des deux prochaines semaines et demandez-vous : est-ce que le temps que je donne suit ce que je viens d'écrire? Si la réponse est non, vous venez de trouver votre premier ajustement. Et ce n'est pas un ajustement de réseau.

C'est un ajustement de leadership.

DC

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Danny Couturier
Fondateur-président
World Entrepreneur Networking Club

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Les meilleures opportunités arrivent parfois par des gens qu’on connaît à peine.

Les meilleures opportunités arrivent parfois par des gens qu’on connaît à peine.

Les liens faibles peuvent créer vos plus grandes occasions

C'était une soirée comme il y en a des dizaines dans une année. Réseau de contacts, cocktail, cartes d'affaires qui changent de poche. Je n'attendais rien de particulier de cette soirée-là, sinon d'y être, de serrer quelques mains, de repartir avec le sentiment du devoir accompli.

À ce moment-là, j'avais un besoin précis en tête : un contact que je cherchais depuis un moment, sans succès. Pas quelqu'un dans mon entourage proche — j'avais déjà fait le tour de mon Cercle d'Influence, de mes relations habituelles. Rien. Le genre de porte qui reste fermée peu importe combien de fois on essaie de la pousser du même côté.

Puis j'ai croisé quelqu'un. Une personne que je ne connaissais pas, qu'on m'avait présentée un peu par hasard, en marge de la soirée. On a jasé quelques minutes. Rien de calculé de ma part — je ne savais même pas que cette personne pouvait m'être utile. Et pourtant, à un moment dans la conversation, quelque chose a cliqué. Cette personne connaissait exactement le type de contact que je cherchais depuis des semaines. Mieux encore : elle a été généreuse. Sans que je le demande, elle m'a ouvert son réseau, m'a référé à deux, trois personnes qui allaient changer la suite de mon parcours.

Cette personne, je ne l'ai jamais revue souvent depuis. Ce n'est pas quelqu'un que j'appellerais aujourd'hui un pilier de mon Cercle d'Influence. Mais ce soir-là, elle a fait plus pour moi qu'une dizaine de relations que je côtoie chaque semaine.

C'est exactement ça, un lien faible.

Deux réseaux, deux fonctions

On a tendance à penser que plus une relation est forte, plus elle est utile. C'est vrai — mais seulement pour certaines choses.

Votre Cercle d'Influence, ces personnes proches sur qui vous pouvez compter, sert avant tout à réfléchir et à décider. C'est là que vous allez chercher un conseil honnête, une deuxième opinion, une main sur l'épaule dans un moment difficile. Ces gens-là vous connaissent, vous font confiance, et vous leur faites confiance en retour.

Mais votre réseau élargi — toutes ces connaissances plus distantes, ces gens qu'on croise une fois par année, un ancien collègue, un ancien client, quelqu'un rencontré dans un 5 à 7 — sert une fonction complètement différente : il augmente votre accès à l'information et aux personnes.

Et voici le paradoxe qu'on oublie trop souvent : vos relations fortes évoluent, la plupart du temps, dans le même univers que vous. Mêmes cercles, mêmes entreprises, mêmes événements, parfois même les mêmes contacts. Elles sont précieuses, mais elles vous ramènent souvent à ce que vous savez déjà.

Une connaissance plus éloignée, elle, a fréquenté d'autres mondes. Elle a bâti son propre réseau, différent du vôtre, avec ses propres connexions, ses propres opportunités. Et c'est précisément parce qu'elle est différente de vous qu'elle peut vous ouvrir une porte que personne dans votre cercle immédiat ne pouvait ouvrir.

Le vrai potentiel d'une personne

Ce soir-là, la personne que j'ai rencontrée n'avait, à première vue, rien à voir avec ce que je cherchais. Rien dans son titre, son domaine, son entreprise ne laissait présager qu'elle pourrait m'aider. Et c'est justement ça, la leçon : le véritable potentiel d'une personne ne se limite pas à qui elle est. Il comprend aussi qui elle connaît.

On juge trop souvent l'utilité d'un contact à sa fonction, à son secteur, à ce qu'on voit d'elle en surface. Mais chaque personne traîne derrière elle un réseau invisible, un univers de connexions qu'on ne devine pas au premier regard. Et parfois, ce réseau invisible vaut infiniment plus que ce que la personne elle-même peut vous offrir directement.

Pourquoi entretenir ses liens faibles, intelligemment

Ce n'est pas une invitation à accumuler des centaines de contacts LinkedIn ou à collectionner les cartes d'affaires. Ce n'est pas une question de quantité. C'est une question d'ouverture.

Entretenir intelligemment ses relations périphériques, ça veut dire rester présent, garder le contact de façon légère mais régulière, être authentiquement curieux des gens qu'on croise même quand on ne voit pas d'utilité immédiate. Ça veut dire aussi — et c'est peut-être le plus important — être soi-même généreux avec son propre réseau, comme cette personne l'a été avec moi ce soir-là. Parce qu'un lien faible ne devient un pont que si les deux personnes restent ouvertes aux occasions qui peuvent en émerger.

C'est souvent plus payant, à long terme, que de courir après chaque nouveau contact possible. Un vaste réseau de liens superficiels et non entretenus ne vaut pas grand-chose. Quelques dizaines de liens faibles, mais réels, cultivés avec authenticité, peuvent transformer une carrière ou une entreprise.


Votre prochaine grande occasion ne viendra peut-être pas de quelqu'un que vous connaissez bien. Elle pourrait venir de quelqu'un qui connaît la personne que vous devez rencontrer.

DC

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